“En pleine floraison” / en français

English translation / en anglais 

Communiqué du presse | Les notes du CD | A propos des musiciens

Communiqué du presse . . . Juillet 2009

Donna Hébert annonce la sortie de son nouvel album, In Full Bloom/en pleine floraison

Très belle interprétation. Beaux dialogues entre les musiciens. Le meilleur album de Donna – un vrai délice! – Benoit Bourque

Le projet de cet album a débuté au Québec, en 2004, avec le regretté Denis Fréchette, pianiste et réalisateur, à son Studio du Chemin 4 de Notre-Dame-des-Prairies.

Véritable florilège de musique traditionnelle canadienne française et franco-américaine, les dix pièces instrumentales de l’album sont tirées de quarante ans de collectage, d’enseignement et de spectacles.

Après le décès de Denis Fréchette, en juin 2008, la direction du projet a été confiée à Pascal Gemme, violoneux et réalisateur québécois, et à Mark Busic, qui avait fait la prise de son en 2004. De son côté, le guitariste Max Cohen a travaillé en étroite collaboration avec Donna ; en plus d’avoir assuré l’accompagnement à la guitare pour cinq des pièces de l’album, Max a participé au choix des pièces, aux arrangements et au montage. La pièce Raven’s Wing, une musique écrite en mémoire du père de Donna, est une collaboration de Donna et de Max Cohen. ( Pour lire l’histoire complète du corbeau et du voyage au Grand Canyon, rendez-vous au blogue de Donna.)

En plus de Max et de Pascal, plusieurs musiciens québécois ont participé à l’enregistrement : André Brunet (violon, podorythmie), Rachel Aucoin (piano), Sabin Jacques (accordéon diatonique) ainsi que Marie-Soleil Pilette, danseuse et chorégraphe, qui a ajouté des pas de gigue sur la valse Little Birds, une composition de Donna pour sa fille Molly. Deux amis de longue date ont aussi participé à cet enregistrement : Stuart Kenney à la contrebasse et Liza Constable à la guitare pour les pièces Fireside Reel/Two-Step d’Armand/Reel Béatrice.

À PROPOS DE LA MUSIQUE…

L’album comporte aussi bien des compositions originales que des pièces tirées du répertoire traditionnel. Six des dix-huit airs viennent du répertoire du violoneux franco-américain Louis Beaudoin, du Vermont (Blackberry Quadrille, Son of a Bear, La grondeuse, La grande gigue simple, Dad’s Reel et Fireside Reel).

D’autres pièces sont de source québécoise ou franco-américaine, tel que La galope de Jos Bouchard, La valse joyeuse, Hommage au Père Bruneau, Les accordéonistes, Les femmes, Two-Step d’Armand.

On retrouve aussi plusieurs compositions originales, comme Circular Reel, du violoneux Daniel Boucher, originaire du Connecticut, Magic Foot de Russ Barrenbergs ainsi que Les accordéonistes, du Magnymontois Marcel Messervier. En plus de la collaboration avec Max Cohen pour la composition Raven’s Wing, Donna a composé les pièces Reunion Gigue, Little Birds ainsi que la dernière pièce et unique chanson de l’album, A Place Called Beautiful.

Les paroles de la chanson sont inspirées des propos tenus par Martha Pellerin durant la dernière semaine de sa vie, juste avant d’être emportée par un cancer des ovaires en 1998, à l’âge de 37 ans. Prenant la main de son conjoint, elle lui dit « Je m’en vais à un endroit qu’on dit magnifique. On m’y attend. Ma mère est là, tout près, pour m’y emmener. Et je serai là aussi, avec toi, quand ton tour viendra. » Soutenues par l’émouvante interprétation au piano du regretté Denis Fréchette, les paroles de Donna sont ici un message de réconfort pour ceux qui ont perdu des proches.

Cette chanson est vendue sur l’internet; tous les fonds ainsi amassés seront versés à la recherche sur le cancer des ovaires, afin d’aider les chercheurs à mettre au point un test de dépistage de ce tueur silencieux. Car bien souvent, la maladie est détectée trop tard pour un traitement efficace. Pour télécharger la chanson, rendez-vous au site PlaceCalledBeautiful.org.

Ayant elle-même combattu un cancer du sein, Donna encourage toutes les femmes à risque à passer régulièrement une mammographie, le test de dépistage du cancer du sein le plus efficace à ce jour.

 

CD Notes . . .

Dédicace - L’enregistrement de cet album a débuté il y a cinq ans, au Québec, au Studio du Chemin 4 de Denis Fréchette. Denis est décédé en juin 2008 ; cet album lui est dédié.   Figure marquante des musiques folk et jazz du Québec, son départ a laissé un vide.  Sur la dernière plage, A Place Called Beautiful, je chante accompagnée seulement de Denis au piano.   Ironie du sort, les paroles de la chanson  sont inspirées des propos tenus par mon amie, Martha Pellerin, durant la dernière semaine de sa vie.  La touchante interprétation de Denis est comme un émouvant adieu non seulement à Martha, mais à Denis lui-même.

Après son décès, j’ai décidé de terminer l’album que nous avions commencé ensemble.  Pascal Gemme m’est apparu comme le maître d’œuvre idéalpour mener ce projet à terme.  Grâce à Pascal et à  Max Cohen, assistant réalisateur,  et grâce aussi au talent de Mark Busic , cet album a réussi à atteindre, et peut-être même à dépasser, les visées de Denis.  Tel un magicien, Pascal a tiré de son chapeau de réalisateur les meilleurs musiciens traditionnels, me demandant avec qui j’aimerais jouer.  Aux séances d’enregistrement, ils ont spontanément joué mes airs  préférés du répertoire francophone.  Il y a eu très peu de travail préparatoire et de montage, presque tout a été enregistré en prise directe.  Que demander de plus ?

Mille mercis: Pascal Gemme, Max Cohen, Rusty Annis, Mark Busic, Rachel Aucoin, Sabin Jacques, André Brunet, Stuart Kenney, Matthew Kenney, Marie-Soleil Pilette, Dana Whittle, Kristin Whittle, Claude Méthé, Éric Beaudry, Russ Barenberg, Daniel Boucher, Graham Townsend, Lorenzo Picard, Marcel Messervier, la famille de Martha Pellerin, Liz Marcotte, Pam Gonyer, George Upton, Gerry Hinds,  James Hinds, Tante Thérèse, JoAnn Aubé, Liza Constable, André Marchand, France Beaudoin, les regrettés Louis et Julie Beaudoin et leur merveilleuse famille, Molly Hébert-Wilson, Jim Hinds, Mary Lou James ainsi qu’à ma mère qui m’a transmis son amour de la musique.

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NOTE: Les mixages de duos de violons ou de violon/accordéon sont balancés en opposition à 20/80  gauche/droite.  Pour mettre l’un ou l’autre circuit plus en évidence, veuillez ajuster votre système en conséquence.

1. Blackberry Quadrille / Galope de Joseph Bouchard – both D/G(toutes deux en ré/sol) - Les galopes sont faites dephrases musicales répétées de seize mesures, ce qui en fait des pièces deux fois plus longues que la plupart des reels qui, eux, comportent  huit mesures. La première pièce, nommée Polka carnaval au Québec, me vient de Louis Beaudoin .  J’ai appris la deuxième pièce il y a vingt-cinq ans, d’un album du groupe Éritage.  Pascal Gemme et moi-même jouons ici à l’unisson. Pascal est aussi à la podorythmie et Max Cohen est à la guitare.

2. Raven’s Wing Dm/D (ré mineur/ré) (© Donna Hébert & Max Cohen) - Mon père est décédé au début de mars 2008, pendant que je visitais le Grand Canyon avec mon groupe.  Des corbeaux nous ont suivis pendant toute cette journée  puis, au coucher du soleil, un corbeau  est venu atterrir tout près de nous.  Il me regarda droit dans les yeux, agitant ses ailes et croassant, puis s’envola après quelques minutes.  Peu après, je recevais un appel m’annonçant le décès de mon père.  Ce n’est qu’après avoir composé cette pièce

( Raven’s Wing L’aile du corbeau ) avec Max que j’ai su que l’unité d’aviation dont faisait partie mon père pendant la Deuxième guerre mondiale s’appelait Ravens(Les corbeaux).  On peut lire l’anecdote au complet accompagnée de photos du canyon (et du corbeau !) dans internet à l’adresse http://fiddlingdemystified.com/blog/ À l’écoute du mixage final, j’ai pleuré de joie ;  Mark avait su parfaitement rendre l’émotion de cette journée.   Le violon et l’alto symbolisent ici la libération de l’âme.

3. Magic Foot A (la) (© Russ Barenberg) / Son of a Bear A (la) - Composé par Russ Barenberg , ce bel air pour violon en la majeur,  en quatre parties, est un vrai petit bijou pour les francophiles et met en place l’ambiance parfaite pour mener à la pièce suivante, également en la majeur, tirée du répertoire de la famille de Louis Beaudoin.  Pour garder un langage correct devant les enfants, Louis et son père appelaient cette pièce  « Son of a Bear » (NDLT : ou  fils d’un ours ,  pour éviter de dire « Son of a Bitch »,  fils de chienne ou enfant de chienne ).  Le difficile passage du changement en troisième position explique sans doute le titre de la pièce…  Je suis accompagnée ici de Max Cohen à la guitare, Pascal Gemme à la podorythmie et André Brunet au violon pour la deuxième pièce.  C’est en interprétant cette pièce et quelques autres que le phénoménal André a raflé le premier prix à l’édition 2008 du Canadian Grand Masters Fiddling Competition.

4. La grondeuse D (ré) / La grande gigue simple D (ré)- Ces deux airs croches en rémajeur me viennent du répertoire de Louis Beaudoin et sont interprétés dans le style de Louis.  André Brunet et moi les jouons en duo, avec les puissants tapements de pieds d’André menant la cadence.   Le violon d’André est accordé de manière courante tandis que de mon côté, j’ai accordé la corde de sol en la.

5. La valse joyeuse D (ré) - J’ai appris cette pièce de Willie Ringuette du premier album de Jean Carignan paru sur étiquette Philo dans les années soixante-dix et je l’ai jouée dans des concours pendant dix ans.  C’est maintenant par pur plaisir que je joue cette valse bien nommée, accompagnée de Sabin Jacques et Rachel Aucoin. 

6. Reel du Père Bruneau  D(ré) (© Lorenzo Picard) / Reel des accordéonistes D(ré) (© Marcel Messervier) / Les femmes G (sol) - Ces trois airs sont parmi mes préférés du répertoire pour accordéon et violon, et ils me sont venus en tête dès que Sabin Jacques et Rachel Aucoin ont proposé de faire une séance d’enregistrement chez eux.   La dernière pièce, de Jos Bouchard, m’amuse toujours. 

7. Circular Reel Am (la mineur) (© Daniel Boucher) / Dad’s Reel A(la) - Originaire du Connecticut, Daniel Boucher est un violoneux doublé d’un prolifique compositeur.  Cette première pièce est l’une de ses nombreuses et remarquables compositions.  La deuxième pièce est la version de Louis Beaudoin du reel des Éboulements.   Aux violons, Pascal Gemme et moi, accompagnés de Max Cohen à la guitare et Pascal à la podorythmie.

8. Réunion Gigue Dm (ré mineur) (© 2005 Donna Hébert) - Cette pièce, composée pour fêter douze ans de collaboration avec Josée Vachon dans le groupe Chanterelle, a attiré l’attention de Pascal alors que nous recherchions un air en 6/8.  La virtuosité de Rachel au piano et l’interprétation de Pascal à l’alto l’amènent à un autre niveau,  comme une invitation à danser.

9. Fireside Reel G (sol) / Two-Step D’Armand D/G(ré/sol) (© Graham Townsend) / Reel Béatrice Am (la mineur) - Voici trois de mes pièces préférées entre toutes, accompagnées de la guitare jazz de Liza Constable et de Stuart Kenney à la contrebasse.  Pascal Gemme a aussi laissé son empreinte sur cet enregistrement de 2004.  La première pièce est de Louis Beaudoin.  J’ai appris la deuxième de Graham Townsend alors que nous étions tous deux chez Louis, au début des années soixante-dix.  Quant au reel Béatrice, je l’ai d’abord appris en air croche avec Omer Marcoux et Gerry Robichaud, puis de manière plus conventionnelle, en nombre égal de temps, avec des Québécois.

10. Little Birds G (sol) (© 2007 Donna Hébert) - J’ai composé cette valse clog quand Molly, ma petite oiselle, a quitté le nid familial pour voler de ses propres ailes vers l’Université de New York.  C’est une petite valse à l’image de Molly, charmante mais opiniâtre.  Max Cohen est à la guitare.  La danse percussive est exécutée par Marie-Soleil Pilette, directrice de la Compagnie Sans Temps Danse, de Montréal.  Le son des pas est volontairement mis de l’avant  pour bien  entendre la danse !

11. A Place Called Beautiful D (ré) (© Donna Hébert) - Je suis très contente d’avoir enregistré cette chanson en 2004 avec Denis Fréchette.  Sa magnifique interprétation au piano est comme un émouvant adieu.  En 1998, mon amie Martha Pellerin est décédée d’un cancer ovarien.  En août 1998, elle jouait en spectacle, en novembre de la même année, elle nous avait quittés.  Son décès prématuré, à l’âge de 37 ans, a stupéfié la communauté franco-américaine.  Quelques jours avant son décès, elle a dit à ses proches « Je m’en vais à un endroit qu’on dit magnifique.  On m’y attend. »  Cette anecdote m’a inspiré l’unique chanson de cet album.  Des amis m’ont dit trouver les paroles réconfortantes pour ceux qui ont perdu des êtres chers .  En mémoire de Martha, la pièce est vendue sur l’internet; les fonds ainsi amassés seront versés à la recherche sur le cancer ovarien, afin d’ aider les chercheurs à mettre au point un test de dépistage de ce tueur silencieux.